Accident maritime grave

CAS D’ÉCHOUEMENT

La machine principale d’un navire de charge de petites dimensions est tombée en panne. Le navire dérivait, poussé vers la terre par le vent. Un appel à l’aide a été lancé et un petit caboteur-citerne est arrivé sur les lieux. Plusieurs tentatives ont été faites pour passer au navire à la dérive un filin de remorquage, à l’aide d’une petite embarcation, mais le navire s’est échoué avant que l’opération de remorquage ait pu commencer. En l’espace de quelques minutes, le caboteur-citerne s’est lui aussi échoué, sur un récif situé à proximité.

Causes
Le capitaine du navire de charge avait rejoint le navire deux jours avant l’accident. Il ne connaissait pas bien le fonctionnement du guindeau ni des apparaux de mouillage du navire.
Aucun membre de l’équipage ne savait comment utiliser le guindeau pour jeter l’ancre.
En raison du manque de précision du caboteur-citerne en termes de navigation, de l’insuffisance des renseignements hydrographiques et du caractère inapproprié de l’échelle de la carte, la manœuvre de rapprochement à proximité des récifs submergés s’est avérée une entreprise dangereuse. De plus, la force motrice et la commande du moteur du navire ne permettaient pas de prêter assistance dans ce cas précis.
Enseignements à tirer
Le capitaine et l’équipage devraient savoir comment faire fonctionner et utiliser le guindeau et les apparaux de mouillage. Venir en aide à un navire en détresse est un autre scénario d’urgence qui devrait être planifié en vertu de la section 8 du Code ISM.
Des discussions en vue d’approuver à l’avance des dispositifs de remorquage et d’assistance devraient intervenir entre l’État et le secteur privé, afin de garantir la disponibilité de services de remorquage en cas d’urgence.


Voir en ligne : Le Ressac : Le Site des Marins