ENTRETIEN ET MAINTENANCE LSA (Equipements de Survie)

Le Ressac : Le site des Marins

Le Comité de la Sécurité Maritime (MSC) de l’OMI, à sa 96ème session du 11-20 mai 2016 a adopté des amendements aux règles III/3 et III/20 de la Convention SOLAS afin de rendre obligatoires les Prescriptions relatives à l’entretien, l’examen approfondi, l’essai de fonctionnement, la révision et la réparation des embarcations de sauvetage, des canots de secours, des engins de mise à l’eau et des dispositifs de largage, également adoptées lors de la session.
Cet ensemble de dispositions, devant entrer en vigueur au 1er janvier 2020, vise à prévenir les accidents mettant en cause des radeaux de sauvetage et aborde des questions de longue date comme, par exemple, la nécessité d’élaborer une norme uniforme, sûre et attestée relative à la révision de ces engins, ou encore les prescriptions en matière d’autorisation, de qualification et de délivrance des brevets afin de s’assurer qu’un service fiable est fourni.
L’adoption de l’amendement et des Prescriptions relatives à l’entretien, l’examen approfondi, l’essai de fonctionnement, la révision et la réparation des embarcations de sauvetage, des canots de secours, des engins de mise à l’eau et des dispositifs de largage est le fruit de près de dix années de travail sur le sujet. L’objectif est de s’assurer que les gens de mer peuvent compter pleinement sur les engins de sauvetage et l’équipement, rendus obligatoires par l’OMI, à leur disposition.

Au cours des dernières décennies, plusieurs accidents, détentions et pertes qui ont été signalés et appelant à de nouvelles réglementations.

Il y a dix ans, le MSC Circ.1206 a dressé sept principales causes des accidents sur les équipements de survie. Le Comité a noté que la plupart des incidents sont les suivantes :

  1. Défaillance sur le mécanisme de largage ;
  2. Fonctionnement non désiré du mécanisme de largage ;
  3. Un entretien inadéquat des embarcations de sauvetage, bossoirs et du matériel de largage ;
  4. Défaillances de communication ;
  5. Le manque de familiarité avec les embarcations, les canots de secours, les bossoirs, les équipements et les contrôles associés à ces équipements ;
  6. Les mauvaises pratiques au cours des exercices et des inspections ; et
  7. Les erreurs de conception autres que les mécanismes de largage.

De ce qui précède, les points 2,3,4,5,6 sont clairement liées aux domaines de compétence. Alors que sur le plan international, en cas d’accident, nous avons tendance à blâmer l’équipement. Certains disent que le matériel lui-même est le principal facteur de l’accident. L’échec du mécanisme de largage était un sujet brûlant depuis des années. Ce qui a finalement conduit à un nouveau règlement, exigeant que tous les crocs de largage soient remplacés par de nouvelles ; cela est actuellement en cours.

Le plus triste est que les accidents continuent de se produire.

Qui blâmer maintenant ?

La réponse est toujours l’absence ou un mauvais entretien. La maintenance de ces équipements et ses exigences ont été un sujet de discussion depuis de nombreuses années au sein des associations de l’industrie. Cette année, une nouvelle résolution est adoptée exigeant une modification de SOLAS pour résoudre les problèmes de maintenance.

La nouvelle résolution traite des points suivants :

Les inspections quinquennales

Des inspections quinquennales auront lieu pour un examen approfondi.

Respect de la périodicité de maintenance LSA

Les inspections et la maintenance sont deux choses complètement différentes. Pendant un an, d’une inspection annuelle à l’autre, les entretiens hebdomadaires et mensuelles doivent être respecter ainsi que les réparations et le remplacement nécessaires des pièces.

Rôles et responsabilités

Le fabricant d’équipement d’origine ou les sociétés de d’entretien autorisés sont responsables d’effectuer les inspections annuelles. Cependant, d’une inspection annuelle à l’autre, l’équipage du navire est responsable de toute la maintenance à bord (52 x entretiens hebdomadaires / 12 x entretiens mensuels / réparation / remplacement de pièces)

Exigences de compétence

• Le fabricant d’équipement d’origine n’a pas besoin de l’approbation pour les services d’entretien.
• D’autres sociétés peuvent être agrées par l’état du pavillon (ou la classe) basée sur :
o Un système de qualité approuvé
o L’accès aux pièces d’origine, aux check-lists et plans du fabriquant, aux notices, etc.
o Les techniciens de ces sociétés devront avoir une certification personnelle ou une formation documentée pour chaque marque et le type d’équipement.

La formation des techniciens de maintenance doit inclure une formation pratique technique sur l’examen approfondi, les essais opérationnels, l’entretien, les techniques de réparation et de révision utilisant l’équipement pour lequel le personnel doit être certifié.

La compétence de l’équipage des navires est maintenue par ;
• La formation à bord (par des officiers supérieurs)
• La Formation à la maintenance sur le site de formation du fabricant
• Certains cours STCW comprend l’entretien (à savoir le sauvetage rapide)

Les inspections hebdomadaires, mensuelles et l’entretien de routine comme spécifié dans le manuel d’entretien du matériel, doivent être effectués par des prestataires de services autorisés, ou par le personnel de bord sous la direction d’un l’officier supérieur en conformité avec le manuel d’entretien.

Cependant, les maintenances ne sont pas toujours des maintenances de qualité.
Un bon entretien garantit de faibles coûts annuels sur les réparations et l’entretien. Et un bon entretien peut être réalisé avec une équipe qui connaît le bon fonctionnement du produit et connaît les procédures de maintenance. Par conséquent, la formation de l’équipage du navire est la solution. Dans tous les cas, la formation d’entretien est un petit investissement par rapport aux coûts des réparations, rénovations - ou pire encore - les détentions et les accidents.


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