Ibrahim Jacques Iyok, Auteur de « Un été d’amour à Marrakech »

Conseiller en Communication du Consortium sénégalais des activités maritimes (COSAMA), animateur, artiste-musicien, jazzman à ses heures perdues, un homme complet, car encyclopédique (personne qui possède des connaissances étendues et variées sur toutes choses), Ibrahim Jacques Iyok, Auteur de « UN ÉTÉ D’AMOUR À MARRAKECH », s’est confié, sans fioritures à Ferloo. Rêvant d’un » tourisme maritime « , dans cet entretien, il déclare : « Je fonde l’espoir que Dieu m’inspire hautement pour trouver une bonne prose et raconter l’une des plus belles histoires d’amour pour amener des visiteurs nationaux, africains et internationaux à se rendre en Casamance et découvrir la plus belle région du monde ».

Bonjour cher confrère Ibrahim Jacques Iyok, vous venez d’éditer « Un été d’amour à Marrakech ». Pourquoi ce titre ? Pourquoi Marrakech ?

Je vous remercie de cette opportunité que vous m’offrez pour parler de mon premier roman réalisé dans le cadre d’un projet d’essai d’écriture. Il est important de rappeler que mon roman intitulé « Un été d’amour à Marrakech » n’est pas une si nouvelle publication. C’est en 2003 que j’avais pris l’initiative de chercher un éditeur en ligne pour publier ce premier essai dans le but de tester un tant soit peu ma plume. J’écrivais déjà depuis longtemps sans en faire des publications chez l’éditeur. Là, j’avais décidé de le faire surtout pour raconter cette belle histoire que contient cet ouvrage. Depuis 2003, mon éditeur et moi n’avons vraiment pas fait la promotion de cet ouvrage, même si depuis cette date ledit ouvrage est vendu sur plusieurs librairies en ligne (sur Internet). Le projet est resté à sa phase primaire de promotion. Maintenant, j’ai décidé de le sortir de l’ombre, de multiplier sa visibilité et d’en faire une large promotion par le biais de tous les outils de communications existants. Le livre paraît donc comme une nouvelle publication en raison de l’absence de promotion depuis 2003.

En ce qui concerne le titre de l’ouvrage et pourquoi la ville de Marrakech, c’est une évidence puisqu’il s’agit d’une histoire d’amour inspirée de la ville de Marrakech où j’ai vécu et travaillé à un moment donné. J’officiais comme musicien batteur de Jazz dans un groupe et nous étions en contrat de production dans un grand hôtel de Marrakech. Mon séjour en tant que musicien résident dans cet illustre hôtel m’a donné l’envie d’écrire pour transposer sur la feuille ce que mon esprit a eu le temps de voir et d’enregistrer. J’ai été marqué par la beauté à la fois historique, moderne et exotique de la ville de Marrakech, ses maisons à la couleur de terre, ses palmeraies, sa culture et ses senteurs. J’ai ainsi été marqué par les retombées touristiques de la ville, mais aussi par les relations sentimentales qui se tissaient au vu et au su de tout le monde dans cette ville chaleureuse qui sent l’amour vrai et pur.

Ce nouveau livre est VENDU EN LIGNE… et n’est PAS DISPONIBLE EN LIBRAIRIE À DAKAR…, est-ce un choix de votre part ? Ou est-ce un manque d’intérêt manifesté par les maisons d’éditions du Sénégal ?

Comme je l’ai sus-évoqué, étant moi-même de formation technologique à la base, j’ai opté vraiment pour un éditeur en ligne pour réaliser une petite expérience d’auteur. J’avais déjà fait une petite étude pour voir les conditions d’édition dans les maisons d’édition à Dakar. J’avais trouvé cela inintéressant pour moi à l’époque. Les Tics et Téléservices n’étaient pas encore au cœur du métier de l’édition en Afrique en général et au Sénégal où je réside, en particulier (ce n’est d’ailleurs toujours pas le cas), alors que l’édition en ligne était déjà une véritable industrie en occident notamment en France. Avec l’éditeur Manuscrits.com qui est un précurseur dans le domaine de l’édition en ligne, le livre avait la possibilité d’être vendu dans nombre de librairies en ligne partenaires de l’éditeur, en version PDF et Papier, et sur commande. Les lecteurs intéressés pouvaient donc user des avantages de la dématérialisation et donc du commerce électronique pour acheter ou commander l’ouvrage en ligne et se faire à l’adresse dûment indiquée par l’acheteur.

En optant pour la vente de votre monographie en ligne, n’êtes-vous pas là en train de donner raison à ceux qui prédisent depuis l’avènement des TIC, la mort de la galaxie Gutenberg (l’imprimerie), donc la mort de l’édition en papier ?

Malgré le succès remporté par la vente en ligne des ouvrages divers, la version papier reste indispensable. Même les lecteurs qui achètent la version numérique aimeraient bien avoir dans leur bibliothèque le livre imprimé. La mort de l’édition en papier n’est pas pour demain car l’industrie du livre a su s’adapter aux mouvances technologiques donc aux avantages de l’internet et du commerce électronique.

Pour vous cela, est-il imminent ? Oui ou non ? Et pourquoi ?

Le livre en papier a encore de bons jours devant lui, les vrais lecteurs préfèrent se caler dans leur divan en lisant un très bon ouvrage. (Rires) !!!

Revenons sur votre ouvrage, notre ouvrage devrais-je dire, car il appartient aux lecteurs dont je compte faire partie. De quoi, parlez-vous ?

L’histoire d’amour décrite dans le livre avec force commentaires et dialogues parle d’une riche femme française divorcée, âgée de 48 ans, deux fois mères et deux fois grand-mère, qui, lasse de sa vie parisienne pleine de solitude, décide d’aller passer les vacances de la dernière chance à Marrakech, au Maroc. Elle y rencontre un jeune marocain beau comme un dieu grec mais pauvre comme le désert. Une forte histoire d’amour va naitre entre eux, pleine de générosité et de partage. Ce roman est en fait un bon prétexte pour poser deux problèmes essentiels : la problématique de la solidarité internationale entre les pays du nord et les pays du sud, et le problème de la rencontre du donner et du recevoir que prônait Feu Président Senghor. L’héroïne du roman qui est française, représente le Nord, elle va à la rencontre du jeune marocain qui représente le Sud. Les deux tourtereaux symbolisent les échanges nord-sud avec son cortège à la fois de facilités et de difficultés relationnelles.

L’amour est-il toujours un thème porteur ?

Le monde actuel est malade d’absence d’amour entre les humains ! La crise sentimentale est à l’origine des troubles du monde ! Donc l’amour est la solution à la paix du monde…c’est un thème on ne peut plus porteur …et intarissable ! L’amour est le remède qui soigne tous les maux du monde ! Et ce remède commence par les mots…

A quand une saison d’amour en Casamance, votre patrie de cœur…

La Casamance naturelle est une région du très cher Sénégal qui mérite une kyrielle d’ouvrages diffusant le thème de l’amour. Je pense à un roman spécial qui fera la part belle au tourisme de la région Sud du Sénégal, et notamment au tourisme maritime. Je fonde l’espoir que Dieu m’inspire hautement pour trouver une bonne prose et raconter l’une des plus belles histoires d’amour pour amener des visiteurs nationaux, africains et internationaux à se rendre en Casamance et découvrir la plus belle région du monde.

Un dernier mot sur la culture en général (musique, animation) et l’édition en particulier…

L’Afrique a toujours eu de très bons écrivains, de nouveaux auteurs hommes et femmes font un travail extraordinaire. Mais la problématique du financement du livre et de la promotion du livre est capitale. Il est hautement souhaitable que les politiques culturelles de nos pays soient revisitées aux fins de permettre aux acteurs culturels de faire mieux valoir leurs compétences et de vivre de leur travail. Les arts et cultures ne doivent plus être vus comme un secteur négligeable dans l’économie africaine. Les arts créatifs doivent devenir une véritable industrie participant ainsi au développement durable de notre continent.

In fine, il faut que les livres africains soient adaptés au cinéma. Ce qui permettrait de faire d’une pierre deux coups : promouvoir le livre d’une part, et promouvoir l’industrie cinématographique, d’autre part. Les pays africains ont tous les atouts pour mettre en œuvre une politique culturelle hautement rentable.


Voir en ligne : LeRessac