L’amélioration du cadre structurel avec la découverte du pétrole au Sénégal

Ce document est rédigé dans l’intention de promouvoir le secteur maritime sénégalais. Des remarques et des propos personnels y sont tenus pour pousser les créneaux porteurs. Aucune intention d’importuner n’est à l’origine. Les idées, les exemples et les suggestions énoncés sont issus de ma propre expérience professionnelle que j’ai eu l’intention de partager avec tout le monde. Pour la bonne et simple raison d’avancer le secteur.

Le Sénégal vient de se confirmer détenir des réserves de pétrole et de gaz, parmi les plus importantes de Afrique de l’Ouest voir du continent. Le premier gisement de pétrole découvert au Sénégal en 2014, dont les réserves sont estimées "à 450 millions voire 500 millions de barils", devrait commencer à être exploité entre 2020 et 2023, a annoncé le directeur général de Petrosen. Mais en attendant l’exploitation de ces réserves, l’école Nationale de formation maritime (ENFM) doit être revisitée. Elle n’a rien à envier aux académies et instituts d’études maritimes, mais notre plus grand problème ; c’est la maintenance et le suivi. Elles constituent la pierre angulaire de notre développement. La qualification de l’armement du navire Aline Sitoé souligné par le président lors de son discours pour l’ouverture de la gare maritime de Dakar appelant la population à mieux s’investir sur la propreté et l’environnement, constitue une preuve tangible que nous pouvons maintenant gérer cette école comme il se doit et la maintenir à niveau. Mais, à condition que le personnel soit bien formé et à jour par rapport aux réglementations internationales et aux nouveaux équipements de navigation. Le secteur maritime évolue d’une façon exponentielle. Faite un audit pour évaluer la qualité des cours dispensés à cette école. Vous trouverez que la meilleure qualité de formation et de pratique vient des capitaines au long cours et Officiers mécaniciens 1ère classe qui les dispensent à titre volontaire, malgré leur emploi du temps chargé. Force est de constater alors que des professeurs de formation maritime de haut niveau ne manquent pas au Sénégal, il faut juste se donner les moyens.
Si nous prenons l’exemple de l’institut Supérieur d’études maritimes de Casablanca, la plupart des professeurs sont soient des CLC ou OM1.
L’article XI de la Convention STCW 78/95 parle de la promotion et de la coopération technique des ces états membre. En résumé, l’Organisation Maritime Consultative intergouvernementale s’engage à assister les états membre :
Sur la formation du personnel administrative et technique
L’établissement des institutions de formations des gens de mer
La fourniture des équipements et des installations pour les institutions
Le développement des programmes de formation adéquats, incluant la formation pratique sur des navires en mer
La facilitation d’autres mesures et dispositions pour améliorer la qualification des gens de mer…
Cet article a été édité en particulier pour les pays en voie de développement, dans le souci de les soutenir pour répondre aux exigences de la convention.
Il faut agir pendant qu’il est temps car les consultants de l’OMI inspectent régulièrement les différents états membres qui ont approuvés la convention pour accréditer ceux qui répondent toujours aux normes du code dérivé de cette convention. En d’autres termes ils font la mise à jour de la liste blanche conformément aux exigences de la convention. Les conséquences économiques qui en résultent seront énormes si notre pays n’en fait plus partie. Si tel est le cas, tout marin sénégalais doit être breveter par un pays de la liste blanche pour pouvoir naviguer. En sommes nos brevets et certificats que nous délivre l’agence des affaires maritimes n’auront plus aucune valeur pour pouvoir naviguer à l’étranger.
En guise d’exemple, les marins du Cameroun, Togo, Bénin sont obligés d’avoir les brevets et certificats ivoiriens pour pouvoir naviguer à bord des navires reconnus par l’OMI ( Organisation Maritime Internationale). 80 à 90% des subalternes (Matelots, Graisseur, etc.) ressortissant de ces pays cités habitent actuellement à Abidjan. Les mauritaniens aussi doivent avoir des brevets étrangers pour naviguer.
Bref, des mesures immédiates doivent être prises pour la revalorisation de l’école de formation afin que leurs marins sénégalais puissent bénéficier à des formations de haut niveau à domicile.


Voir en ligne : Le Ressac : Le Site des Marins

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