La Reconnaissance des Brevets

Ce document est rédigé dans l’intention de promouvoir le secteur maritime sénégalais. Des remarques et des propos personnels y sont tenus pour pousser les créneaux porteurs. Aucune intention d’importuner n’est à l’origine. Les idées, les exemples et les suggestions énoncés sont issus de ma propre expérience professionnelle que j’ai eu l’intention de partager avec tout le monde. Pour la bonne et simple raison d’avancer le secteur.

La reconnaissance de brevet ou endossement permet aux marins titulaires de brevets conformément au code de la convention, d’être reconnus par l’état du pavillon du navire sur lequel ils doivent naviguer. La liste des pays qui accepte nos certificats et brevets est vraiment limitée.
Les marins manquent objectivement de représentants digne de ce nom dans les délégations diplomatiques ou en fait que nos diplomates omettent notre cause. C’est difficile de plaider pour nous, car les absents sont assassinés à coup de langue. Nous sommes souvent oubliés car l’absence est le plus grand des maux, mais l’éloge des absents se fait sans flatterie. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle il nous est difficile voire impossible de nous rassembler pour nous faire entendre à l’instar des fonctionnaires en générale ou des enseignants en particulier.
Combien de fois des marins ont navigué sous pavillon étranger comme stagiaire (cadet) et qu’après ils ne sont pas promus pour la bonne et simple raison que l’état du pavillon ne reconnait pas nos brevets ? Des états comme l’Italie, l’Espagne, la Belgique, etc. ne reconnaissent pas nos brevets alors qu’en contrepartie, la France, le Luxembourg, St Vincent et Grenadines, etc. endossent nos brevets. Il faut tenter alors, lors des voyages diplomatiques vers ces pays, de vous rappeler des marins. La Belgique par exemple embarque des marins sénégalais ayant étudiés chez eux. Les mémorandums d’entente et de coopération maritime tels que ceux signés avec la Pologne tout récemment doivent être multipliés.
C’est dans cette logique que nos diplomates puissent nous aider. Du moment où la flotte sénégalaise est limitée en place par rapport aux nombres de marins, des requêtes de ce genre vont promouvoir le secteur.
Je fais aussi appelle à L’Union africaine dont parmi ses objectifs sont les suivants :
Promouvoir et défendre les positions africaines communes sur les questions d’intérêt pour le continent et ses peuples ;
- Promouvoir la coopération et le développement dans tous les domaines de l’activité humaine en vue de relever le niveau de vie des peuples africains…
Il y a aussi un facteur qui bloque notre système de recrutement. C’est le niveau de l’anglais. Pratiquement tous les officiers ont un bon niveau en anglais car c’est la langue maritime internationale. Donc les problèmes résident sur le niveau de formation des subalternes, mais aussi de nos responsables. Le Sénégal ne fait pas partie de la liste de recrutement BSM qui est l’un sinon la plus grande agence de Manning dans le monde. Par contre les marins sierra léonais ont la possibilité d’être embarqué par BSM. Il doit y avoir alors une agence locale capable d’évaluer le niveau des marins et certifié par ces agence étrangère surtout anglophone pour ouvrir de nouveaux marché. Certes les marins qualifiés ne chôment pas, mais ceci peut augmenter la demande et inciter à la création de nouveau centre de formations mais aussi à l’amélioration des niveaux de formation.
Encore une fois, il faudrait l’appui du gouvernement pour la réalisation de ces projets.


Voir en ligne : Le Ressac : Le Site des Marins

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