LA SÉCURITÉ DU PERSONNEL LORS DES OPÉRATIONS DE MANŒUVRE

EN CE QUI CONCERNE L’ÉQUIPAGE

Il est rappelé que :
 Les aussières textiles, à la différence des fils d’acier, rompent sans signes avant-coureurs visibles ou sonores. Du fait de leur élasticité, elles se rétractent alors extrêmement vite. Tout passage, et à fortiori tout séjour, dans la zone de “fouettage” d’une aussière sous tension présente un risque.
 En fin d’amarrage, les freins doivent être serrés à leur valeur nominale. Un soudain relâchement d’aussière expose l’équipage, notamment lors de la mise en place des garde-rats.
 Le port des équipements individuels de protection (casque, chaussures de sécurité, combinaison de travail, gants) est obligatoire.
 Un amarrage trop nombreux va à l’encontre de la sécurité en augmentant les manipulations et les temps d’exposition aux risques, ainsi qu’en encombrant les plages de manœuvres. Il est établi qu’un amarrage n’excédant pas la longueur du navire, c’est à dire recourant aux seuls traversiers et gardes si ceux-ci sont idéalement disposes, peut être pleinement satisfaisant.
 Sauf circonstances exceptionnelles, l’effectif minimum d’une équipe d’amarrage (plage avant ou arrière) est de trois personnes.
 Un Officier, équipé d’une radio, d’une torche (de nuit) et d’un couteau, doit superviser directement les opérations d’amarrage sur chacune des plages de manœuvre. Avant que les opérations ne débutent, il doit formellement confirmer à l’intention de la passerelle que tous les équipements sont prêts à l’usage.
 L’Officier est la seule personne, avec le Commandant, habilitée à communiquer avec le remorqueur ou les lamaneurs.
 L’Officier responsable d’une plage de manœuvre a la charge de :
• S’assurer que le personnel se tient hors d’atteinte d’une aussière qui fouetterait,
• Définir un cheminement des aussières qui limite autant que faire se peut les frottements et les accumulations,
• Veiller à ce que les aussières soient systématiquement tournées en huit sur les bittes (après un ou deux tours morts en simple),
• Encadrer les éventuels élèves participant.

POUR LES LAMANEURS

La sécurité du personnel de terre préposé au lamanage est tout aussi importante. Celle-ci passe par une communication sans faille et le respect de ces deux règles de base :
 Ne pas raidir une amarre sans le feu vert formel du personnel de terre,
 Ne pas envoyer plus d’amarres à la fois que ne peut en traiter le personnel de terre.


Voir en ligne : Le Ressac : Le Site des Marins