LES RADIOCOMMUNICATIONS DU SMDSM

Le SMDSM utilise deux types de radiocommunications différents sur le plan des infrastructures et des procédures :

  • les radiocommunications terrestres
  • les radiocommunications spatiales

Les radiocommunications terrestres
Elles sont basées sur la propagation des ondes qui peuvent être soit directes, soit réfléchies par le sol ou par les couches ionosphériques. En conséquence, elles sont soumises à des phénomènes transitoires qui limitent sensiblement la fiabilité des communications, en revanche, compte tenu des infrastructures existantes, de la simplicité relative des équipements et de l’apparition de nouveaux procédés de traitement des informations, l’OMI a raisonnablement considéré que le SMDSM pourra
utiliser les ondes radio terrestres dans les gammes de fréquences suivantes :
- la VHF bande de fréquences comprises entre 156 et 174 MHz
- la MF bandes de fréquences comprises entre 415 et 2.850 kHz
- la HF bandes de fréquences comprises entre 4.000 et 27.500 kHz.
Dans ces gammes, 3 procédés de transmission sont utilisés :
- la radiotéléphonie
- le télex
- l’appel sélectif numérique (ASN/DSC en anglais).
Déjà utilisés dans le cadre de la SOLAS 74, la radiotéléphonie et le télex sont bien connus des marins. En revanche, l’ASN est un nouveau mode de transmission dédié aux appels de détresse mais aussi utilisé pour établir des liaisons radio ou transmettre des informations courtes et codifiées. Il remplace intégralement la radiotélégraphie qui n’a pas été reconnue en tant que mode de transmission du SMDSM.

L’Appel Sélectif Numérique
Il se présente comme une communication très brève (0,5s en VHF 7s en MF/HF), codée sous une forme numérique avec un procédé de correction d’erreur, et précédée d’une séquence de synchronisation.
Celle-ci contient au minimum :
L’identité du ou des destinataires, celle de l’appelant, le type du besoin (détresse,
relais détresse, demande de liaison) ; en cas de détresse, il est recommandé d’inclure des renseignements complémentaires comme la position du navire, l’heure, le type de détresse. Pour établir les liaisons, l’ASN peut également contenir des informations indiquant les fréquences, les modes opératoires et des signaux de télécommande.
Afin de répondre aux exigences de la transmission numérique, l’OMI a mis en place un système mondial d’identification des stations côtières et de navires.
Celui-ci, dénommé MMSI (Maritime Mobile Service Identification) se compose de 9 chiffres.
Les trois premiers appelés MID (Maritime Identification Digit) désignent le pays, les 6 autres sont attribués par les administrations responsables pour identifier les navires et les stations côtières sous leur juridiction.
L’ASN ne peut être diffusé que sur des fréquences réservées à son usage (voir le tableau des fréquences).
Il convient de noter qu’une communication de type ASN nécessite un équipement spécifique pour coder et décoder le contenu des appels et que les récepteurs ASN du SMDSM génèrent une alarme sonore et visuelle dès la réception d’un appel de détresse.

Les radiocommunications spatiales
Dans le cadre des radiocommunications maritimes, deux organisations internationales, bien connues des marins sous le vocable INMARSAT et SARSAT/COSPAS, ont mis en place, depuis le début des années 80, des structures spatiales et terrestres couvrant les océans. De ce fait, et compte tenu de la permanence, de la couverture et de la fiabilité offertes par ces liaisons, l’OMI a décidé de les considérer comme un élément essentiel du SMDSM et de
son “MASTER PLAN”.