SYSTEME MONDIAL DE DETRESSE ET DE SECURITE EN MER

Ce sigle désigne la nouvelle réglementation maritime internationale définissant les moyens de radiocommunications et de repérage exigibles sur les navires pour assurer la sécurité de la vie humaine en mer. Elle s’appuie principalement sur les radiocommunications spatiales qui offrent en permanence une couverture fiable et quasi totale des océans. Parallèlement aux moyens requis sur les navires par le SMDSM, l’OHI a mis en place un cadre, dit “MASTER PLAN”, pour une organisation
mondiale des structures terrestres chargées des alertes, du sauvetage et de la
diffusion des informations de sécurité. En conséquence, le SMDSM définit essentiellement un système global et mondial dédié au sauvetage et à l’assistance aux navigateurs.

Le passé
La précédente réglementation internationale dite SOLAS 74 n’avait pu prendre en compte que les seuls moyens fiables existants dans les années 70, à savoir, la radiotélégraphie manuelle en morse, la radiotéléphonie et le TOR. L’utilisation possible des seules ondes radio terrestres, hélas soumises aux contraintes de la propagation, limitait considérablement la permanence et la fiabilité des communications à grandes distances. Il n’y avait donc pas d’autre solution, pour assurer la sécurité en mer, que d’exiger des moyens opérationnels sur des couvertures limitées.
Les fréquences basses MF avec une portée de 250 à 300 milles et des
fréquences très hautes (VHF) avec une portée de 30 à 40 milles pouvaient seules offrir cette couverture permanente.
Le moyen le plus sûr, pour un navire au large, restait donc la veille continue de la fréquence 500 kHz par un opérateur radiotélégraphiste qualifié, et du canal 16 par l’officier de quart.
De ce fait, les alarmes de détresse étaient le plus souvent reçues par d’autres navires, ce qui limitait l’organisation rapide et globale des moyens de secours.

Le présent et l’avenir
Depuis l’introduction des radiocommunications spatiales INMARSAT et COSPAS/SARSAT(Search And Rescue Satellite Aided Tracking) offrant des moyens d’alerte, de reconnaissance et de localisation des mobiles auxquelles s’ajoutent les systèmes d’appel sélectif numérique (DSC / ASN) et le télex à bande étroite
(NBDP / IDBE) sur les ondes radio terrestres, les navires peuvent, à tout moment et en tout lieu, alerter un centre de secours ou recevoir une demande d’assistance sans faire appel aux compétences d’un opérateur radiotélégraphiste.
De plus, les veilles permanentes et automatiques, rendues possibles par ces nouveaux systèmes, autorisent la suppression totale de la radiotélégraphie
morse et de la veille permanente sur la fréquence 500 kHz.
L’année 1988 a vu l’émergence d’un nouveau système de communications par satellites “IRIDIUM” “ bientôt suivi par “ GLOBALSTAR “. Ces nouveaux systèmes, pas plus que l’INMARSAT M ne sont reconnus dans le SMDSM.
Cependant, dans la mesure où ceux-ci permettraient d’assurer certaines fonctions avec la permanence et la fiabilité indispensables, ils pourraient peut-être, dans l’avenir, être intégrés dans le SMDSM.