LES DIGUES VERTICALES

AVANTAGES

  • Elles sont intéressantes en grandes profondeurs ou dans des mers à fortes marées car elles sont économiques par rapport aux digues à talus.
  • Rentables économiquement dans les régions pauvres en enrochements de qualités
  • Possibilité de préfabrication sur un autre site
  • Possibilités d’utiliser le coté intérieur comme quai d’accostage
  • Possèdent des emprises réduites, ce qui permet de réduire la largeur des passes d’entrée du port et par la suite diminuer la pénétration de la houle
  • Offre aux navigateurs des passes biens délimitées

INCONVENIENTS

  • Mauvaise réputation à cause des accidents survenus aux digues verticales
  • Non adapté pour les houles de plus de 6 à 7m de creux (dimensions importantes des blocs).
  • Quasi-impossibilité de procéder à des réparations en cas de dégâts importants
  • Nécessité d’avoir une côte d’arase très élevée contre le franchissement
  • Les efforts sur l’ouvrage sont importants par rapport à une digue à talus.
  • Ouvrage très réfléchissant pour dissiper l’énergie de la houle, ce qui augmente l’agitation à ses alentours.
  • Problème de stabilité en cas d’affouillement des fondations
  • Problèmes liés à la durabilité du béton armé
  • Technicité et moyens plus important pour la réalisation

La muraille est constituée par les blocs ou des caissons en béton armé qui résistent, par leur poids propre, aux efforts imposés par la houle : ils doivent donc être de grandes dimensions pour être suffisamment lourds. Lorsque la muraille est constituée par des blocs empilés les uns sur les autres, ces derniers ont un poids pouvant atteindre la centaine de tonnes, cette limite étant imposée par les performances des engins de manutention utilisés pour les mettre en place. La réflexion de la houle sur les parois verticales en double l’amplitude, imposant ainsi de porter, à un niveau suffisamment élevé la crête du couronnement afin d’empêcher son franchissement. Les digues verticales sont calculées pour la hauteur de la plus haute vague constatée au cours de 100 ans. Encore faut-il que la houle ne déferle pas contre la muraille, faute de quoi, l’effort à prendre en compte est nettement plus élevé : la condition de non-déferlement est que la profondeur au pied de la muraille soit 2 fois l’amplitude de cette vague centennale et la profondeur totale au pied de l’assise soit de 2,5 à 3 fois cette amplitude. (soit une hauteur d’au moins 25 mètres pour des vagues de 10 m.)


Le dimensionnement de ce type de digue est le même que celui des quais, tout en remplaçant les poussées des terres par l’action de la houle, qui peut être calculée par la méthode de SAINFLOU.


Digue à parois perforées : Type Jarlan


Système ARC : SOGREAH


Voir en ligne : Le Ressac